Voyage Yucatan
Une semaine dans le Yucatan en avril. Des villes et une population a decouvrir, des sites Maya, des plages magiques ...
Itineraire
San Francisco - Cancun en avion. Puis location de voiture et première nuit à Valladolid.
Ensuite, trois nuits dans une hacienda à côté de Merida d'où on a rayonné sur toute la partie Nord-Ouest.
Puis trois nuits à Tulum dans une petite paillotte sur la plage.
Le fait de ne pas changer d'hôtel toutes les nuits fut un vrai plan gagnant !
Un voyage en famille bien dosé car très intense et pas fatiguant !
Sur les routes du Yucatan
Pour circuler d'Est en Ouest à la hauteur de Merida, il y a une sorte d'autoroute payante et aussi une voie rapide gratuite. Dans les deux cas, on y circule avec tous types de vehicules, dont les triporteurs, ces vélos à trois roues dont sont equippés les Yucatanais et qui servent à transporter du bois, des casseroles, la famille, et font également taxi. Il faut donc être vigilant, surtout à la tombée de la nuit car ces engins sommaires n'ont pas de phares et sont plus larges qu'un deux roues !
On y trouve aussi plein de barrages de police (ou de l'armée) qui, très régulierement ponctuent la route. Ils jettent à peine un oeil sur les voitures de touristes et arrêtent à coup sur les gros 4X4 flambant neufs. En fait, la police est partout. Dans les villages on a l'impression de les voir à chaque coin de rue, mais ils sont aussi sur toutes les routes, sur les plages, et aussi sur l'eau surveillant les plages du golfe du Mexique aux jumelles. Peut-être, entre autres, pour contrôler les trafics de drogue ou l'immigration clandestine ?..
Les petits villages que l'on traverse ne sont pas vraiment mignons : les maisons sont bien délabrées et souvent les rues ne ressemblent à rien. On est bien dans un pays en voie de developpement. Plus on s'enfonce dans le Yucatan à l'écart des villes, plus les villages sont pauvres et les touristes rares, et, fait surprenant, plus les facades s'improvisent en de petites échoppes avec la marque Coca Cola peinte au pochoir. Il y en a en général plus d'une dans un village constitué d'une seule rue ! A tel point qu'on avait entre nous surnommé ces contrées écartées du tourisme le "pays Coca Cola" (drôle quand on réalise qu'il y a une proportion inversée entre le nombre de touristes americains et le nombre d'enseignes Coca Cola !). Malgré la pauvreté partout criante, on ressent dans le Yucatan une certaine douceur de vivre. La combinaison d'activité permanente (interrompue seulement à l'heure de la sieste) et de calme est frappante. Les gens semblent affairés à de petites occupations et à une foultitude de travaux de construction. En tout cas, la population est foncièrement sympathique et il est bien agréable de se lancer dans des échanges basiques avec les gens ... dans un espagnol de dernier de la classe !
Valladolid
Nous avons eu un coup de coeur : la ville de Valladolid qui fut notre premier contact avec le Yucatan après avoir roulé quelques heures directement à la desecente de l'avion. Nous sommes arrivés le soir, heureux de n'être pas tombés en panne d'essence (on a quitté Cancun avec la moitié du reservoir et il n'y avait pas de station service sur la route). Notre hôtel donnait sur la jolie place principale, bordée des fameux "love seats" (sièges en pierre disposés tête-bêche) et dominée par sa grande église. L'hôtel Meson del Marques fut un vrai bon plan : très charmant avec cour intérieure, piscine, belle architecture hispanique et très bon restaurant sous des arcades. Valladolid est une ville de province assez jolie (mais dont les rues deviennent carrément delabrées dès que l'on s'écarte du centre ville), active et calme tout à la fois, comme le sont les villes du Yucatan. Les petits commerces de pas de porte fleurissent et les gens sortent dans les rues acheter des bricoles. Petit coup d'oeil sur les dames ravissantes dans leur robe Maya blanche brodée sur le dessus (le Huipil). En quittant la ville, nous sommes allés nous tremper dans un Cenote (retenue d'eau douce, parfois dans une grotte). Celui-ci, sous-terrain, était traversé d'un tronc d'arbre sur toute sa hauteur.
Centre ville de Valladolid
Hôtel Meson del Marques
Cenote Samula, à la sortie de Valladolid
La ville jaune d'Izamal
Entre Chichen Itza et Merida, accessible après avoir quitté la route principale et roulé tout seul pendant une vingtaine de kilometre, se trouve la très photogénique Izamal. C'est une petite ville de province, dont les facades sont en ocre jaune et qui incarne l'histoire de la conquête espagnole. A l'époque Maya, Izamal était un centre religieux important mais les franciscains sont arrivés et ont rasé les éléments de la culture Maya pour imposer le catholicisme. Le temple Maya s'est vu décapité et sur sa base le frère Diego de Landa a fait édifier le grand Convento de San Antonio de Padoua - bâtiment tout en arcades qui domine les deux places principales de la ville. La ville a donc un caractère très espagnol. Mais l'atmosphère est typique du Yucatan : le calme règne, les gens s'activent en silence, la pauvreté semble être le standard pour tous. Après quelques heures passées à Izamal, nous nous sentions assez mal d'être les seuls touristes "blancs" et visiblement riches. Izamal est connue pour son artisanat de qualité et c'est là que nous avons craqué pour un hamac en sisal !
Le site Maya de Chichen Itza
C'est site Maya le plus connu et le plus visité du Yucatan (car à la fois majestueux et proche de Cancun). Le choc à l'arrivée c'est la queue énorme pour accéder au site. Mais finalement, le site est grand et la foule se disperse pour être tout à fait acceptable. La vraie mauvaise surprise, en revanche, ce sont les vendeurs d'art Maya (art gadget pour touristes) installés partout sur le site, à quelques mètres de tous les monuments et qui vous abordent toutes les 30 secondes pour vous tenter de vous vendre une babiole. L'enfer ! La visite vaut néanmoins largement le détour car le lieu est immense et bien restauré. Etabli autour de 300 ap. JC, Chichen Itza a réellement fleuri autour de 800 - 900 ap. JC. La pyramide est très belle, mais aussi le temple des guerriers et les mille colonnes. Petit detail terrifiant, il y a des traces qui montrent qu'à Chichen Itza se pratiquaient les sacrifices humains ... brrr
Le site maya d'Uxmal
Le site d'Uxmal fut en fait notre premier contact avec les ruines Maya (et sans doute notre site préféré). Pour cette première visite nous avons pris un guide ce qui a permis de poser les bases de l'histoire des Mayas et des éléments qui composent les sites archéologiques en général. Uxmal est nettement moins visité que Chichen Itza et les vendeurs d'artisanat sont cantonnés à l'extérieur, ce qui rend la visite très agréable. Nous nous étions organisés pour arriver avant les cars de touristes mais c'était une précaution pas vraiment nécessaire car les cars en provenance de Cancun pour une excursion à la journée vont plutôt à Chichen Itza, plus près de Cancun et plus majestueux. Uxmal est plus petit mais vaut vraiment la visite. Le premier édifice que l'on voit en arrivant dans l'enceinte est la pyramide dite "du nain", très bien conservée et devant laquelle on s'amuse à claquer dans les mains pour entendre un chant d'oiseau en guise d'écho. La grand pyramide se trouve plus loin sur ce même site, est moins bien conservée, mais on a le droit de la gravir jusqu'au sommet, ce qui est chouette mais s'avère être une épreuve par 40 degrés à l'ombre avec, pour ceux qui y sont sensibles, le vertige en prime ! Uxmal a été construit sur le tard, autour de 800 ap JC et a commencé à décliner vers 900. Les conditions de vie devaient y être difficiles à cause du manque d'eau et de l'absence de cenotes dans cette région. En tout cas, les iguanes s'y plaisent et s'y prélassent partout sur le site !
Reserve naturelle de Celestun
Sur la côte du Golf du Mexique, à l'ouest de Merida, se trouve la réserve de Celestun. C'est une zone protégée, peuplée de nombreuses espèces d'oiseaux - dont les stars des lieux : les dizaines de milliers de flamants roses. Les touristes s'y rendent principalement pour voir les flamants roses (la meilleure période s'étale de novembre à mai, et malheureusement il y en avait beaucoup moins en avril) et les approchent grâce à un service de tours en bateaux motorisés qui vous baladent pendant une heure sur les eaux de la réserve. La bonne surprise c'est que les bateaux s'infiltrent aussi dans une mangrove (une forêt en bord de mer) et vous permettent d'observer des caimans, et meme de vous baigner dans un cenote à côté des caimans (les gens qui s'ébrouaient dans le cenote au moment où nous y étions n'avaient pas vu les 2 caimans pataugeant à quelques mètres seulement). Une virée bien agréable qui vaut le détour avec un tour en bateau tout à fait rafraichissant. On embarque dans la baie à bord d'un petit bateau à moteur :
Heureusement , la réserve est vaste et peuplée de nombreuses espèces : cormorans, frégates, ibis, pélicans ...
et vole la vedette à tous ces oiseuax magnifiques...
A 10 minutes , les flamants roses nous attendent :
Meme les guides ne sont pas blasés...
Les flamants roses le sont par contre, et 5 minutes après notre arrivée, la nuée s'envole avec une élegance et une légèreté inégalées :
Heureusement , la réserve est vaste et peuplée de nombreuses espèces : cormorans, frégates, ibis, pélicans ...
Nous en profitons pour rentrer dans la mangrove ...
Un gros craquement sourd derrière nous... on se retourne et un beau couple de Caimans, juste à 3, 4 mètres de nous, se prélasse
et vole la vedette à tous ces oiseuax magnifiques...
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